Son portrait: Le nouveau châtelain

Son portrait: Le nouveau châtelain
Ce 22 décembre 2004, les téléphones portables vibrèrent par millions pour scander le nom du nouveau châtelain des terres académiques: Grégory. Au bout de quatre mois de périple cathodique, de vie en communauté, de quête artistique, de pressionv médiatique et de ruthme de travailstakhanoviste, c'est lui que le pays a donc élu nouvel ambasadeur de la variété française.
Premier interprète masculin à empoigner le Graal musical, Grégory touche enfin son rêve du doigt, mais sait, au fond de lui, qu'il ne pouvait en être autrement, tellement la route fut longue et la volonté tenace.
"Quand j'ai appris que je ferai partie des seize candidats à entrer dans le château, plus rien ne pouvait m'empêcher d'aller au bout de l'aventure. Tout ce que je demandais jusqu'à maintenat est qu'onme donne ma chance. Je savais que le reste ne dépendrait que de moi." avoue-t-il pudiquement.
La partie n'était pourtant pas gagnée d'avance car lorsqu'un destin capricieux vous condamne à un suivi médical lourd et perpétuel, les velléités aristiques ne résistent pas longtemps à un quotidien pesant. Pourtant, comme l'ont montré ces quatre mois de pression qui n'ont fait que nourrir sa détermination, Grégory ne fait pas grand cas de son handicap et avance. Mû parune volonté inébranlable, le jeune Savoyard ne se fixe aucune limite, persuadé qu'avec un peu plus de travail que les autres, lui aussi peut se construire sa vie.

# Posté le mardi 19 juin 2007 04:41

L'ivresse de la gagne

L'ivresse de la gagne
Les planches et le micro n'étaient pourtant pas ce à quoi il aspirait depuis toujours. Né le 13 Mai 1983 à La Tronche, près de Grenoble, d'un père sportif et chanteur, Grégory Lemarchal est d'abord attiré parle ballon rond. Sa générosité, sa pugnacité et son tempérament de battant se sont donc révélés via le football et le basket, disciplines qu'il pratique très jeune,au poste d'attaquant...évidemment!
Ce fan de l'Olympique de Marseille y a trouvé le catalyseur d'une énergie débordante et applique d'ailleurs à sa récente carrière de chanteur les valeurs que lui a inculquées le terrain.
"Avant la chanson, mon père était coach pour une équipe de basket de haut niveau. Il m'aide et me soutient depuis que j'ai pris la décisionde chanter et me répète toujours que pour réussir dans ce métier,il faut appliquer les mêmes méthodes que dans le sport: de la rigueur, du travail et une hygiènede vie impeccable. Il me considère comme un artiste mais m'épaule parfois comme un préparateur physique."
Le goût de l'effort, l'ivresse de la gagne et le culte du surpassement sont autant de raisons qui confortent Grégroy dans son amour pour le sport. Mais " sa muco", comme il la nomme, ne lui permet pas de le pratiquer à haut niveau, il lui faudra donc vivre sa passion par procuration en enisageant une carrière de journaliste sportif. Les choses auraient pu en rester là. Après son brevet des collèges ( seul diplôme qu'il obtient et qu'il revendique), il se donne les moyens de ses ambitions en postulant pour des stages aux côtes de journalistes sportifs. Loin des prime time etdu chant, Grégrory échafaude alors doucement un plan de carrière qu'une ironie du sort va habilement boulverser.

# Posté le mardi 19 juin 2007 04:58

L'ironie du sort

L'ironie du  sort
12 juillet 1998. Ce soir-là, la France gagne la coupe du Monde et Grégory perd un pari fait avec sonpère. Conscientde son potentiel vocal, ce dernier exige de son fils une séance de karaoké lors des prochaines vacances, en cas de victoire des Bleus. C'est ainsi que, quelques jours plus tard, à Argelès-sur-Mer, Grégory interprète: Je m'y voyais déjà d'Aznavour devant un parterre de campeurs médusés par son talent. C'est donc sa première passion qui l'amène au chant, une malice qu'il interprète comme un signe.Le verdict est sans appel: Greg a un don et il se doit de l'exploiter.
"Je me souviens qu'avant de chanter pour la première fois devant un public, j'avais un trac incroyable. Il n'y avait aucune raison à cela puisque je ne chantais que pour m'amuser.... et pourtant!
Quand je suis descendu de la scène, ma mère presque en larmes, m'a dit qu'on entendait les mouches voler."
De cette première prestation scénique le jeune lauréat garde un souvenir étrange. Une inexplication peur qui lui tiraillait le ventre avant qu'il monte sur l'estrade improvisée. Un trac qu'il jugeait alors totalement disproportionné, lui qui n'était là que parce qu'il avait perdu un pari, chantant pour un public assez peu attentif dans un cadre somme toute défendu!
Qu'est ce qui pouvait bien provoquer cette appréhension? Que risquait-il à mal chanter? Pourquoi prendre " un délire de vacances" si au sérieux? Autant de quesions qui révélaient sûrement une vocation naissante,qu'un père attentif avait su déceler. Ce père, qui depuis de nombreuses années inculquait, volontairement peut-être, sa passion, du chant à son fils via les grands noms de la chansonfrançaise.
"Mon père qui chante beaucoup m'emmenait au collège le matin en écoutant Serge Lama, Charles Aznavour ou Jacques Brel dans sa voiture. J'avais 12 ou 13 ans alors, je ne me rendais pas complètement compte de la valeur de ces artistes. Aujourd'hui, je m'aperçois qu'ils font partiede ma culture musicaleet je le remercie pour cela."

# Posté le mardi 19 juin 2007 05:16

La quête de l ' Eldorado

La quête de l ' Eldorado
La quête de l'Eldorado commence alors pour le jeune prodige. De concours locaux ( le Tremplin des étoiles en 1999)en émissions de télévision( Graines de stars,1999); Grégory s'aguerrit à la réalité du métier, tout en accompagnant son père dans des tours de chants. Comme à chaque fois, le cocon familial est omniprésent et propulse le fils prodige aussi loin que possible. Le père le conseille, la mère le rassure et tous les autres soutiennent avec la conviction commune que cette débauche d'énergie et d'amour mènera un jour " le petit" sous les feux de la rampe. Il travaille sa technique en prenant des cours sans jamais perdre de vue son but ultime: vivre de sa musique. Une motivation extrême qui le poussera même à abandonner le lycée en seconde.
Eté 2003. Alors que son travail commence à porter ses fruits avec l'obtention d'un rôle dans la comédie musicale Belle, belle, belle, le futur vainqueur de la Star academy refrène ses ambitions en refusant le sésame que lui proposent les producteurs.
Convaincu que sa place n'était pas au milieu d'une troupe, il décline l'offre, prétextant une mise en scène trop physique qu'il aurait du mal à assumer. Or la raison s'avère plus subtile que cela: Grégory sait précisément comment exploiter son talent et la perspective d'un groupe ne lui parait pas être l'écrin adéquat.
"J'ai commencé les répétitions sans grande conviction. Je sentais qu'au fond de moi ce n'était pas ce que je voulais faire. J'avais le sentiment de prendre la mauvaise direction. Quelque chose au fond de moi me disait d'être patient, qu'une opportunité se présenterait mais que ce n'était pas celle-là! ".
Lucide, intuitif, honnête avec lui-même et plus motivé que jamais, il continue sa route sans regrets. Les salles de spectacles locales s'enchaînent, mais une année difficile commence. La lassitude, les projets avortés et le doute s'installent petit à petit, enfermant Grégory dans une période de mutisme et de passivité?
"J'ai beaucoup traîné pendant cette période. Je me couchais à 3 heures du matin, je me levais à 18heures. Je sortais avec mes amis le soir. En voyant que rien ne se passait,je me suis laissé complètement aller.
Je ne me reconnaissais plus. Je m'éloignais doucement de mes objectifs."

# Posté le mardi 19 juin 2007 10:21

Le coup de fil

Le coup de fil
Un jour de juin 2004, ses objectifs se rappellent pourtant à son bon souvenir via un coup de fil lui annonçant que sa candidature pour le château est retenue. La suite n'est qu'une histoire de volonté, de sueur et de talent qui le catapultent tout en haut de l'affiche.
« Je ne m'y attendais pas du tout. En quelques instants, j'ai retrouvé toute ma rage, toute ma gagne. Je crois quelques gens ont ressenti tout cela pendant les mois de l'émission. Avec le recul, je me dis que tous les coups durs que j'ai subis m'ont été bénéfiques. Chaque épreuve m'a renforcé davantage et m'a permis de prendre les choses à bras-le-corps avec beaucoup plus de force. »
Quatre mois d'émission auront suffi à révéler un interprète singulier, sensible, généreux et talentueux. Le charme et l'émotion qu'il dégage opèrent sur tous. Morceaux pop rock ou ballades enlevées, aucun exercice de style ne semble pouvoir résister à ce fan de Céline Dion et d'Anastacia. La carrière est jeune, le caractère trempé et le potentiel énorme. Grégory a,de l'avis de tous, la fibre des grands artistes qui chantent pour donner. Ecorché vif, il puise sa force dans son art et dans l'amour qu'on lui témoigne en retour.

# Posté le mardi 19 juin 2007 10:28